Bien traiter

par les le 18 juillet 2017, dans Regards sur la société

« Les nurses semblent ne pas avoir peur des enfants, n’être jamais dépassées par leurs emportements violents. Peut-être parce que -alors que nous avons toujours quelque chose à nous reprocher avec les enfants- ces femmes sont certaines de toujours tout faire pour répondre au mieux à leurs besoins. Elles ne se retrouvent donc jamais acculées à la défensive.
Pourtant, les colères des enfants ne glissent pas sur les nurses. Elles les atteignent, si elles ne les entament pas. Mais sereinement, en empathie avec l’enfant, elles se soucient de réconforter quand on s’attendrait à ce qu’elles sévissent.
En termes de pratiques éducatives, une sorte de révolution copernicienne dont l’impact change en profondeur les enfants, les rassure et les apaise, se répercute à la longue sur leurs manières d’être, sur leur gestuelle et jusque sur les traits de leurs visages… » (1)

Bienveillance, bientraitance, remédiation aux douces violences… Autant de termes utilisés à l’heure actuelle dans le cadre des milieux d’accueil de jeunes enfants.

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Trajectoires

par les le 18 juillet 2017, dans Regards sur la société

Interroger le pouvoir d’agir, c’est prendre le temps de scruter des réalités environnantes, dans leur contexte, au travers de leurs acteurs et actrices, dans leur complexité.

Nous vous proposons trois trajectoires différentes, trois approches du pouvoir d’agir qui s’incarnent au travers de champs d’intervention variés. Il s’agit d’interviews et donc de regards singuliers qui racontent leur histoire, leur point de vue.

Bien qu’étant des expériences différentes, les trois interviews relatent l’importance de l’action collective tout en laissant de la place au désir et aux enjeux personnels dans la mise en oeuvre des dispositifs. L’action collective pour lutter contre les sentiments d’impuissance et transformer des idéaux, des valeurs… en actes.

Les interviews révèlent également l’importance des trajectoires des protagonistes : culture familiale, expériences en tant que jeunes, rencontres… Et aussi leurs parcours scolaires jalonnés d’espaces d’ouverture au monde, aux enjeux sociétaux… ou qui leur ont permis de s’essayer à une vraie participation démocratique, de prendre en charge l’animation de la vie scolaire… Les interviews tracent également des frontières perméables entre l’associatif et l’école, ce qui a manifestement permis de faire entrer « la vie » dans l’école ou d’investir la vie après les études.

Chaque action définit sa légitimité, parfois en défiance aux autres modèles d’action. Ce qui interroge nécessairement les alliances à sceller au détriment des concurrences à l’oeuvre, pour que le sens de l’action et ses effets soient la colonne vertébrale sans que ne vienne s’y greffer la compétition de l’action la plus « pure » ou la plus efficace.

Au final, apparaît également en filigrane le défi de maintenir une action politique incarnée en lien étroit avec les terrains -dans la vraie vie !-, sans y perdre son âme. Une recherche de cohérence permanente et nécessaire.

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L’école, gare de triage au service du pouvoir

par les le 18 juillet 2017, dans Non classé

La mobilité dans nos sociétés dites « modernes » est devenue un enjeu des politiques publiques. Mais au-delà de la mobilité spatiale, certes importante, il ne faut pas négliger les autres mouvements possibles dans les champs économique, culturel, social…

Lorsque on sait qu’aujourd’hui, 86% des richesses mondiales sont entre les mains de 10% de la population, qu’environ 40% de la population se partage les 14% restants et que 50% de l’humanité n’a, pour ainsi dire, rien (1) , est-il encore pensable que le système reste en l’état encore bien longtemps ?

Les trains roulent, sur des rails… Mais dans quelles conditions et pour mener où ? Comment l’école, instrument d’éducation de masse, peut-elle encore allier intégration et émancipation comme projets pour les individus dans notre société ?

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Agir le monde par la culture, par l’émotion

par les le 18 juillet 2017, dans Regards sur la société

{La présence et l’action de la finance ne sont tolérables qu’à concurrence des services qu’elle rend effectivement à l’économie productive.
Frédéric Lordon}

Une pièce de théâtre, un film, un livre, une chanson, une bande dessinée peuvent-ils remplir un objectif politique ? Pour Frédéric Lordon, sociologue et économiste, la réponse est : oui.

Dans la postface de sa pièce « D’un retournement l’autre », il écrit que les idées seules, même bonnes, ne suffisent pas à changer les esprits, tandis que les émotions artistiques (ici le théâtre), peuvent créer des déclics et entraîner des mutations dans les comportements…

« D’un retournement l’autre », sous-titré « Comédie sérieuse sur la crise financière en quatre actes et en alexandrins », nous plonge au coeur des mondes de la finance et du pouvoir et nous raconte de façon jouissive une crise économique.

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Société capitaliste, tu ne nous auras pas !

par les le 18 juillet 2017, dans Regards sur la société

“Il est peu de vertus plus tristes que la résignation ; elle transforme en fantasmes,
rêveries contingentes, des projets qui s’étaient d’abord constitués comme volonté
et comme liberté.” Simone de Beauvoir

Depuis l’avènement du libéralisme et le développement de l’économie de marché capitaliste à la fin du 19e siècle, notre société a subi une dérégulation des structures sociales traditionnelles (institutions, communautés, familles…) qui nous a mené-es à une situation de {modernité insécurisée} (1). Avec les traditions et structurations de la société, la place de chaque individu était déterminée. Puis, brutalement, la mobilité sociale acquise de même que la mise en concurrence des individus, en particulier sur le marché du travail, a provoqué l’effondrement des repères et des solidarités traditionnelles (syndicats, mutuelles, mouvements associatifs…). Par conséquent, chacun-chacune d’entre nous a, certes, gagné en « liberté » mais a également perdu en sécurité !

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L’associatif comme pilier démocratique de notre société

par les le 18 juillet 2017, dans Regards sur la société

Le terme « politique », qu’il soit utilisé en tant que substantif ou adjectif, porte aujourd’hui une connotation globalement négative. En effet, nos systèmes démocratiques peinant à résoudre les difficultés des populations et à garantir plus d’égalité, de solidarité et de liberté, la démocratie représentative semble disqualifiée aux yeux d’un large pan de la population. Au travers du prisme médiatique, il semblerait même qu’un certain dégoût de la chose politique soit perceptible, comme si elle n’était plus à même d’infléchir nos destinées. En témoigne le succès électoral de personnalités se définissant comme « hors du système politique » et jouant de la suspicion des citoyen-ne-s vis-à-vis des gouvernant-e-s en place.

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Pour un espace psychique non saturé

par les le 11 février 2015, dans Regards sur la société

« Là où rien n’est à sa place, c’est le désordre. Là où, à la place voulue, il n’y a rien, c’est l’ordre. » (Bertolt Brecht, Dialogues d’exilés, 1941)

Espace psychique : de quoi s’agit-il ?

« L’espace » dont il est question ici doit être entendu comme une métaphore : l’espace psychique est l’ensemble des phénomènes mentaux comme les pensées, les émotions, la conscience.
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