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Le collectif

par les le 6 octobre 2014, dans Pédagogie

“Le Collectif est une machine à traiter l’aliénation.” Ces propos, prononcés par le psychiatre Jean Oury, datent de 1984. Il y ajoutait alors ceci : “ Le Collectif est en question dans tout le travail qu’on fait, aussi bien public que privé. C’est peut-être une notion générale qui déborde tout à fait le champ de la psychiatrie. ” (Oury, 1986). Lire la suite…


Se transformer ou l’art d’apprivoiser sa vie

par les le 1 juin 2007, dans Pédagogie

«Action collective tendant à produire un changement d’idées, d’opinions ou d’organisation sociale.» Nous pourrons lire ces quelques mots à la 56e ligne, de la 1234e page du Robert des noms communs (1999).

Aux CEMEA, notre action n’est pas conséquence du hasard. Elle est guidée par ce que nous appelons communément des options éducatives, cinq principes que traduisent nos pratiques.

Si l’on prenait un shaker et que l’on y versait chacun de ces principes, en le secouant bien, il en résulterait une formation ou, en y modifiant certains ingrédients, un centre de vacances. L’accueil que nous proposons aux enfants est réfléchi de manière à ce que chacun soit respecté, parce qu’il est une personne à part entière. Les activités sont mises en place au bon moment, c’est-à-dire qu’elles correspondent aux envies, aux attentes, aux projets individuels et collectifs, qu’elles suscitent l’envie de recherche, d’observation, de création, de développement et dans certains cas, de dépassement de soi. Chacun évolue dans une collectivité, au sein de laquelle la vie du groupe s’organise et favorise la rencontre de l’autre.

Avant même d’articuler nos principes pour les mettre en pratique, nous posons le postulat suivant : chacun peut se développer et se transformer au cours de sa vie, il en a le désir et les possibilités.

Illustrons ce propos par une petite histoire.

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Quand des enfants porteurs de handicaps rencontrent des enfants dits ordinaires dans un centre de vacances d’intégration

par les le 4 janvier 2005, dans Expériences de terrain, Pédagogie

Les centres de vacances sont des lieux d’activités, de développement individuel et social, des lieux accueillant beaucoup d’enfants uniques en leur genre, tous différents les uns des autres… Qu’en est-il alors d’un centre qui accueille, en plus de la diversité d’enfants dits ordinaires, un certains nombre d’enfants porteurs de déficience légère à modérée ?

Depuis plusieurs années maintenant, les CEMEA organisent à Pâques un centre de vacances d’intégration qui rassemble des enfants handicapés et des enfants non-handicapés. Il se déroule en collaboration avec les animateurs de la ferme du Monceau, château-ferme du XVIIème siècle bâti autour d’une vaste cour carrée ouverte sur les bois et les champs. Les espaces de vie y sont pensés pour favoriser l’accessibilité de tous, valides et moins valides. En plus des activités manuelles d’expression et de construction, des jeux d’intérieur et d’extérieur, certaines activités participent à la vie de la ferme. Le terme « intégration » n’est pas à prendre dans le sens d’une assimilation ou d’une incorporation, car il s’agit bien d’un lieu où cohabitent des différences qui sont reconnues. Lire la suite…


C’est quoi ton Boulot ?

par les le 1 janvier 2003, dans Pédagogie, Regards sur la société

Lorsqu’un quidam me demande ce que je fais comme boulot, je réponds que je « forme » des animateurs de centres de vacances, de rue et de quartier, des coordinateurs, des délégués d’élèves, que « j’anime » des enfants dans des séjours ou des plaines de vacances, des ateliers, …

Parfois, j’ajoute que je participe à un mouvement qui veut faire et voir évoluer les pratiques dans les domaines de l’animation, de l’enseignement, de la santé, de l’action sociale, de la petite enfance.

Aujourd’hui, j’ai l’occasion d’en dire (un peu) plus.

Je crois que toute personne doit pouvoir, de manière autonome, agir et construire ses savoirs à partir de ce qu’elle est et non telle qu’on souhaiterait qu’elle soit.

Je crois aussi que toute personne peut développer ses compétences et progresser émotionnellement et intellectuellement .

Je crois aussi, grâce à Piaget, Wallon et d’autres que la connaissance se construit. Apprendre est une auto-transformation : c’est remettre en question ses représentations, c’est accepter de rompre un équilibre initial pour en trouver un autre riche d’un nouveau savoir. Apprendre engage donc une suite d’actions mentales où la personne est sujet.

C’est sur ces trois piliers que je m’appuie dans mon travail d’animateur et de formateur.

Ce travail consiste donc à créer les conditions appropriées à la concrétisation de ces trois piliers qui ne peuvent pas être que des discours. Lire la suite…


Etre éducateur

par les le 1 mai 2001, dans Expériences de terrain, Pédagogie

C’est une banalité que de dire que l’animateur est placé, dans sa fonction temporaire, devant tous les problèmes que peut poser l’éducation des enfants et l’organisation de la vie collective.

« Le métier de moniteur n’est pas un métier comme les autres. Qu’il le veuille ou non, le moniteur est un éducateur. Cela signifie qu’il a, par son travail à la colonie, par son comportement personnel, une influence sur les enfants, sur leurs pensées, sur leur développement. Quelle sera cette influence ? Bonne? Mauvaise ? Mettra-t-elle en valeur, chez les enfants, leurs sentiments les plus élevés ou, au contraire, leurs tendances égoïstes?

[…] La colonie peut être morne et pauvre. Elle peut être gaie et heureuse. Cela dépend en grande partie de vous, de la conception que vous avez de votre rôle, de la fermeté, de la clairvoyance, de l’enthousiasme avec lesquels vous l’accomplirez. »

Ces quelques phrases témoignent de l’extrême importance du rôle des animateurs pour la réussite d’un centre de vacances. Elles disent très simplement que, dans ses moindres attitudes et réactions, l’animateur exerce une influence profonde sur les enfants. Un exemple, rien qu’un, choisi parmi tous ceux que fournissent les situations les plus banales dans tout centre de vacances. Thibault et Marie-Christine face aux difficultés d’un départ en randonnée. Cet été, dans un centre de vacances, deux animateurs confrontés à une situation, somme toute banale, réagissent différemment. Lire la suite…


Petits groupes – Grands groupes

par les le 1 mai 2001, dans Expériences de terrain

Dans de nombreux centres de vacances, les enfants sont répartis en petits groupes et en grands groupes. Cette organisation devenue souvent conventionnelle est-elle essentiellement pratique? A-t-elle des objectifs pédagogiques ? Considérée en fonction des individus qui la composent avec la richesse de leurs différences, est-elle représentative d’une conception des vacances collectives ?

Cette structure de vie collective recouvre trois types de situations qui alternent et que les enfants vivent au fil de la journée. Le petit groupe est constitué de quelques enfants du même âge avec un animateur référent, pour les moments de vie collective, mais aussi certaines activités nécessitant un faible effectif. Le grand groupe, lui, est composé de plusieurs petits groupes de tranche d’âge approchante. Il fonctionne surtout au moment des activités. Enfin, souvent associé aux deux situations précédentes, des moments où les enfants n’ont pas de groupe défini et se regroupent en fonction de leurs choix propres. Les activités qui suivent le réveil individuel en sont un bon exemple. Lire la suite…


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