Mot-clé: expérience

Le collectif

par les le 6 octobre 2014, dans Pédagogie

“Le Collectif est une machine à traiter l’aliénation.” Ces propos, prononcés par le psychiatre Jean Oury, datent de 1984. Il y ajoutait alors ceci : “ Le Collectif est en question dans tout le travail qu’on fait, aussi bien public que privé. C’est peut-être une notion générale qui déborde tout à fait le champ de la psychiatrie. ” (Oury, 1986). Lire la suite…


Dossier : Les CEMEA, un engagement pour l’égalité des genres Constats et motivations

par les le 15 juin 2010, dans Regards sur la société

Un colloque ? L’occasion de conceptualiser…

Le 7 décembre 2009,les CEMEA étaient invités à participer au colloque « Filles-garçons:une même école ? », organisé par la Direction de l’Egalité des Chances de la Communauté française, en prenant part à une table ronde réunissant des « expert-e-s » en formationslié-e-s au genre.

Outre le fait que ce colloque a été l’occasion de faire connaître à un public plus large notre formation « Pour une éducation à l’égalité des genres » et ses objectifs, il a aussi nécessité de prendre le temps d’expliciter notre démarche de formation. Identifier, analyser, conceptualiser… et finalement formaliser ce que nous défendons, ce que nous pratiquons, ce que nous mettons en place avec nos participant-e-s. Ce travail de formalisation, en nous obligeant à retracer l’historique de cette formation, à remonter à sa source, nous a également permis de nous repositionner sur son sens, ses modalités et ses finalités… Lire la suite…


Dossier : Les CEMEA, un engagement pour l’égalité des genres Vécus de formation(s)

par les le 15 juin 2010, dans Expériences de terrain, Pédagogie, Regards sur la société

Introduction

Cet article vous propose un exemple concret de processus de déconstruction des stéréotypes. Cet exemple, dans le respect d’un de nos principes de formation essentiel qui est celui de la confidentialité, ne vient pas d’une formation précise et d’un-e participant-e, mais est un « assemblage » de plusieurs cas vécus dans différents modules de formation « Pour une éducation à l’égalité des genres ». Lire la suite…


La vie quotidienne de l’enfant dans notre univers moderne : problèmes et défis nouveaux pour un mouvement d’éducation

par les le 11 juin 2010, dans Pédagogie, Regards sur la société

Conférence du 1er mai 2010, fabrique d’Idées des Cemea

L’enfant, l’enfance n’est pas un objet « naturel », c’est un objet historique et politique. Un objet historique (cfr Philippe Ariès) : étude des conditions de vie de l’enfant au 17ème et 18ème siècle. Ariès montre que le thème de l’enfance, comme problème, question sociale et politique apparait véritablement à ce moment-là.

Un objet politique et institutionnel car, dit Gauchet (2002), le centre de gravité de l’objet « éducation » s’est déplacé : le problème de l’éducation est devenu politique depuis que l’appareil scolaire est devenu l’une des plus vastes institutions de notre société.

Nous allons aborder la question de l’enfant, sous l’angle d’une phénoménologie de sa vie quotidienne. L’axe d’analyse, inspiré par Gauchet et, avant lui, Dewey, part de l’idée qu’il faut d’abord partir des conditions vécues, ancrées socialement de la vie de l’enfant et d’une analyse de ces conditions. Lire la suite…


J’ai fait le rêve…

par les le 1 avril 2006, dans Pédagogie

D’un centre de vacances ou de loisirs de juillet, d’août, de Pâques, sans la Trinité. D’un directeur animé de solides convictions éducatives qui a débattu avec l’organisateur de la mise en oeuvre du projet éducatif, lui-même élaboré en concertation avec les parents et les partenaires sociaux. D’animateurs embauchés avant le bouclage définitif du projet pédagogique qu’ils ont contribué, avec l’équipe de direction, à rendre « opérationnel ».

Et d’enfants,

Et de jeunes,

… Partenaires incontournables de ce fameux projet pédagogique qui, quoi qu’on en pense, n’aura de réalité qu’à l’issue du séjour

J’ai fait le rêve

D’une vie quotidienne fondée sur les besoins des participants, dans le cadre de leurs vacances,

D’une vie collective au service de chacun dans toute la richesse du groupe.

D’activités organisées à partir des souhaits des enfants, de tous leurs souhaits, de leurs seuls souhaits. Et pour certaines, par les enfants eux-mêmes!

D’animateurs au service des activités et du bien-être des enfants.

De réunions d’enfants où la parole soit libre, où la démocratie s’exerce, où la citoyenneté s’acquiert.

J’ai fait le rêve

De savoirs qui se construisent dans ces temps de vacances : parce que librement choisis, parce que réponses à un besoin. Besoin de l’enfant lui-même, besoin personnel unique.

De réponses trouvées parce que la question est permise.

De savoirs acquis dans l’expérimentation et l’aventure.

Dans la mise en jeu de soi même avec l’aide et la sécurité que le groupe fonde.

J’ai fait le rêve d’animateurs effervescents d’enthousiasme, de responsabilité et de folie, avec pour seul contrat, leur engagement volontaire, que des directeurs reconnaissent pour ce qu’ils sont, et forment.

D’animateurs se construisant en aidant les autres à se construire.

J’ai fait le rêve

Que tout ça était accessible à tous.

Que s’y mêlaient tailles, sexes et couleurs, origines et cultures, religions et habitudes, dans le lieu du rire ensemble. Dans le lieu du vivre ensemble.

J’ai fait le rêve

Que tout cela était très sérieux.

On peut plus rêver?

Alain Gheno – Les Cahiers de l’Animation Vacances Loisirs, Avril 2006


Grandir… et jouer!

par les le 4 janvier 2005, dans Pédagogie

A la question « Pourquoi les enfants jouent-ils ? », Winnicott répond : « Par plaisir…, pour exprimer l’agressivité…, pour maîtriser l’angoisse…, pour accroître leur expérience…, pour intégrer leur personnalité…, pour communiquer avec les autres… »

Durant le mois de novembre 2003, des formateurs et animateurs des CEMEA ont participé à un week-end de formation continuée centré sur l’importance des jeux dans le développement des personnes et particulièrement des enfants, au fil des âges.

En tant que formateurs et animateurs, nous mettons en place de nombreuses activités ludiques, du jeu libre au jeu organisé, du jeu symbolique au jeu sportif ou traditionnel. En effet, jouer peut prendre des significations différentes suivant les individualités, les circonstances et l’âge des joueurs. Les enfants plus jeunes (3-7 ans), s’ils ont l’occasion de vivre leur désir d’agir, de se faire plaisir, de bouger, ne sont pas encore prêts à apprécier les jeux comportant des consignes complexes et pourtant, pour eux, les règles prennent petit à petit leur sens. Lire la suite…


Petits groupes – Grands groupes

par les le 1 mai 2001, dans Expériences de terrain

Dans de nombreux centres de vacances, les enfants sont répartis en petits groupes et en grands groupes. Cette organisation devenue souvent conventionnelle est-elle essentiellement pratique? A-t-elle des objectifs pédagogiques ? Considérée en fonction des individus qui la composent avec la richesse de leurs différences, est-elle représentative d’une conception des vacances collectives ?

Cette structure de vie collective recouvre trois types de situations qui alternent et que les enfants vivent au fil de la journée. Le petit groupe est constitué de quelques enfants du même âge avec un animateur référent, pour les moments de vie collective, mais aussi certaines activités nécessitant un faible effectif. Le grand groupe, lui, est composé de plusieurs petits groupes de tranche d’âge approchante. Il fonctionne surtout au moment des activités. Enfin, souvent associé aux deux situations précédentes, des moments où les enfants n’ont pas de groupe défini et se regroupent en fonction de leurs choix propres. Les activités qui suivent le réveil individuel en sont un bon exemple. Lire la suite…


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