Regards sur la société

S’attacher pour se séparer en toute sécurité

par les le 2 septembre 2018, dans Expériences de terrain, Pédagogie, Regards sur la société

L’être humain est éminemment social. De par sa constitution à la naissance, il est incapable de survivre seul. Son état de dépendance fait que l’environnement a une grande influence sur son développement physique et psychique. Plus particulièrement, la qualité des soins précoces a un impact sur l’expression des compétences innées.

« A la naissance, les connexions du cerveau du bébé sont encore malléables, elles peuvent être modifiées ou créées en fonction de ce qui se passe pour lui. (…) Des relations chaleureuses, constantes et positives favorisent le développement de son cerveau et le protègent des effets négatifs du stress »(1).
Lire la suite…


Et puisque l’on mange aussi à la crèche !

par les le 2 septembre 2018, dans Pédagogie, Regards sur la société

Ce n’est pas un secret, à la crèche, on mange !
Et souvent plusieurs fois sur la journée tant les besoins en énergie sont importants pour les tout-petits. Mais voilà, le moment de repas en collectivité est porteur de beaucoup d’injonctions et de règles qui sont parfois difficiles à combiner. Durant ces moments l’enfant doit tout à la fois manger à sa faim, devenir progressivement autonome pour se nourrir un jour seul-e, se confronter aux règles et aux limites inhérentes à notre culture (manger assis sur une chaise, avec des couverts…). Pour l’adulte, ce n’est pas simple non plus puisqu’il-elle est garant-e du bon fonctionnement de ces différents aspects. Il-elle doit par ailleurs veiller à ce que chaque enfant puisse bénéficier de ce moment privilégié sereinement. Enfin, il-elle accompagne l’enfant dans son désir d’autonomie.
Lire la suite…


Se rencontrer soi-même avant de recontrer l’autre

par les le 2 septembre 2018, dans Pédagogie, Regards sur la société

Imaginons un petit garçon de deux ans, durant une journée à la crèche, qui joue avec une petite balle en mousse. Il la passe d’une main à l’autre, la jette au sol, l’écrase contre son ventre. Non loin de lui se trouve un module d’une hauteur d’un mètre environ, composé d’une échelle, d’une passerelle, de quelques marches et d’un plan incliné, permettant aux enfants d’expérimenter mouvements, postures et déplacements divers. L’enfant grimpe sur ce module, à l’aide de l’échelle, tenant toujours la balle dans sa main gauche. Une fois en hauteur, il fait rouler cette balle le long de la passerelle sur laquelle il est assis, la fait glisser sur le plan incliné, descend la rechercher et remonte. Ses expérimentations durent quelques minutes. La puéricultrice passe alors près du module et constate que l’enfant, debout sur la passerelle, joue avec cette balle. Elle s’adresse à lui : « Tu ne peux pas monter avec une balle sur le module. C’est interdit, c’est dangereux ! »
Lire la suite…


Liberté de bouger… Liberté d’être

par les le 2 septembre 2018, dans Pédagogie, Regards sur la société

Le bébé, s’il est placé dans des conditions affectives et environnementales satisfaisantes, est capable de développer l’ensemble de sa motricité par sa seule initiative, sans intervention directe de l’adulte.
Lire la suite…


L’approche piklérienne, une ressource pour les CEMÉA

par les le 2 septembre 2018, dans Pédagogie, Qui sommes nous ?, Regards sur la société

Éducation Nouvelle et Éducation Active… deux concepts qui, bien que datant de la fin du 19e siècle, restent toujours d’actualité, y compris pour le milieu de la petite enfance.

En effet, aujourd’hui, nombre de projets pédagogiques, de la crèche à l’école secondaire, se réclament des principes de la « pédagogie active ». Cette formule, parfois un peu passepartout, indique toutefois une volonté déclarée de plus en plus large de mettre l’enfant au centre de ses apprentissages. Dans leur mise en oeuvre, les traductions concrètes de ces projets pédagogiques sont en réalité bien souvent des consensus mous, éloignés des visions politiques à l’origine des courants d’éducation nouvelle et active.
Lire la suite…


Bien traiter

par les le 18 juillet 2017, dans Regards sur la société

« Les nurses semblent ne pas avoir peur des enfants, n’être jamais dépassées par leurs emportements violents. Peut-être parce que -alors que nous avons toujours quelque chose à nous reprocher avec les enfants- ces femmes sont certaines de toujours tout faire pour répondre au mieux à leurs besoins. Elles ne se retrouvent donc jamais acculées à la défensive.
Pourtant, les colères des enfants ne glissent pas sur les nurses. Elles les atteignent, si elles ne les entament pas. Mais sereinement, en empathie avec l’enfant, elles se soucient de réconforter quand on s’attendrait à ce qu’elles sévissent.
En termes de pratiques éducatives, une sorte de révolution copernicienne dont l’impact change en profondeur les enfants, les rassure et les apaise, se répercute à la longue sur leurs manières d’être, sur leur gestuelle et jusque sur les traits de leurs visages… » (1)

Bienveillance, bientraitance, remédiation aux douces violences… Autant de termes utilisés à l’heure actuelle dans le cadre des milieux d’accueil de jeunes enfants.

Lire la suite…


Trajectoires

par les le 18 juillet 2017, dans Regards sur la société

Interroger le pouvoir d’agir, c’est prendre le temps de scruter des réalités environnantes, dans leur contexte, au travers de leurs acteurs et actrices, dans leur complexité.

Nous vous proposons trois trajectoires différentes, trois approches du pouvoir d’agir qui s’incarnent au travers de champs d’intervention variés. Il s’agit d’interviews et donc de regards singuliers qui racontent leur histoire, leur point de vue.

Bien qu’étant des expériences différentes, les trois interviews relatent l’importance de l’action collective tout en laissant de la place au désir et aux enjeux personnels dans la mise en oeuvre des dispositifs. L’action collective pour lutter contre les sentiments d’impuissance et transformer des idéaux, des valeurs… en actes.

Les interviews révèlent également l’importance des trajectoires des protagonistes : culture familiale, expériences en tant que jeunes, rencontres… Et aussi leurs parcours scolaires jalonnés d’espaces d’ouverture au monde, aux enjeux sociétaux… ou qui leur ont permis de s’essayer à une vraie participation démocratique, de prendre en charge l’animation de la vie scolaire… Les interviews tracent également des frontières perméables entre l’associatif et l’école, ce qui a manifestement permis de faire entrer « la vie » dans l’école ou d’investir la vie après les études.

Chaque action définit sa légitimité, parfois en défiance aux autres modèles d’action. Ce qui interroge nécessairement les alliances à sceller au détriment des concurrences à l’oeuvre, pour que le sens de l’action et ses effets soient la colonne vertébrale sans que ne vienne s’y greffer la compétition de l’action la plus « pure » ou la plus efficace.

Au final, apparaît également en filigrane le défi de maintenir une action politique incarnée en lien étroit avec les terrains -dans la vraie vie !-, sans y perdre son âme. Une recherche de cohérence permanente et nécessaire.

Lire la suite…


Archives

Tous les textes, par ordre chronologique...