Mot-clé: nature

Former des citoyens du monde en devenir

par les le 1 juin 2006, dans Regards sur la société

Ce texte est un écho du Forum Mondial « Quelle éducation à l’époque de la mondialisation ? Quelles pratiques éducatives concrètes ? » organisé par la FICEMEA1 à Dunkerque du 30 juin au 5 juillet 2003.

Le « village planétaire » se soucie-t-il de son environnement ?

C’est une des questions posées par les participants de l’atelier « Education nouvelle, écologie et globalisation » sur base de leurs réalités locales et, certainement, mondiales ou globales. Et c’est une question bien légitime, face à certains constats…

  • Les gouvernements: leur désintérêt vis-à-vis des problèmes environnementaux, leur non-respect de lois et traités pourtant ratifiés et l’absence de perspectives de développement durable dans la planification à moyen ou long terme.
  • Les fonctionnements économiques qui régissent certains échanges: déforestation par des compagnies privées, surexploitation des sols qui se dégradent, prolifération d’entreprises sans étude préalable des impacts directs et indirects sur l’environnement écologique, social et humain, ainsi que des politiques d’élevage intensif à des échelles qui provoquent la désertification de régions entières.
  • Le concept de «progrès»: sans prise en compte des phénomènes tels que les pollutions électromagnétiques ou les déchets radioactifs.
  • La pauvreté, la famine, les inégalités sociales perçues comme faisant partie de la problématique environnementale (déforestation, désertification, technologies dépassées…). L’idéologie du développement effréné, en réponse à la pauvreté et aux inégalités, ignore la dégradation de l’environnement qu’elle entraîne.
  • Les tensions internationales et les risques pour l’homme et le milieu (conflits diffus, armes chimiques, terrorisme…).

Aussi diverses soient-elles, les réponses doivent conjuguer le particulier et le global, l’action locale et l’action planétaire concertée.

Car les problèmes environnementaux ne pourront pas être résolus de manière individuelle ni même à l’échelle d’une nation. Cependant, chacun peut agir de manière directe ou indirecte sur ces problèmes, notamment par l’éducation et la sensibilisation. Lire la suite…

  1. Fédération Internationale des CEMEA, présente dans une trentaine de pays en Amérique du Sud, en Afrique, en Océanie et en Europe []

De l’ortie au plantain

par les le 27 mai 2005, dans Activités

Profitons de plantes que l’on trouve très facilement, pour préparer avec son groupe les herbes que l’on a cueillies ensemble… Si bien sûr nos sollicitations ont recueilli un écho favorable auprès des enfants !

Récoltons de préférence les jeunes plants, au printemps, loin des abords des routes trop passantes ou des décharges publiques, en prenant garde de ne pas nous piquer : apprenons aux enfants à saisir les orties dans un mouvement du bas vers le haut, car leurs poils urticants ne se brisent en libérant leur acide que lorsqu’ils sont repoussés vers le bas. Ou, si chacun a emporté une paire de ciseaux, coupons adroitement les feuilles du sommet : elles sont plus tendres (même en été). Surtout ne nous munissons pas de gants : nous perdrions tous ce petit frisson propre au risque! Le risque qui est en germe dans l’activité véritable, celle qui sert au développement de l’enfant ! Cette part de prise d’un nouveau pouvoir sur son environnement dont il faut bien faire l’apprentissage !

A propos d’apprentissage, au cas où l’un d’entre nous se piquerait, pensons au plantain qui pousse communément près des orties ; le suc ou quelques feuilles écrasées sur les gourmes calmeront rapidement les démangeaisons. Son effet est identique sur les piqûres d’insectes.

Que faire avec les enfants des plantes ainsi récoltées ? Lire la suite…


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